RTBF1

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"Si j'ose écrire" est une émission culturelle de la chaîne belge RTBF1 (La Une) présentée par Dolorès Oscari. Cette émission est exclusivement dédiée à Amélie Nothomb qui présente le roman de 2001 : Cosmétique de l'ennemi. Plusieurs suprises sont réservées à l'auteur. Nous retrouvons son grand oncle, également écrivain ainsi que la chanteuse Robert qui interprète L'appel de la succube. Cette longue interview (près d'une heure) est très riche et intéressante. Dolorès Oscari explore des thèmes moins conventionnels et prévisibles que ceux amenés par la plupart des journalistes qui rencontrent Amélie Nothomb. Nous découvrons donc beaucoup de choses sur l'auteur et sur sa famille.

Au cours de l'émission, Robert interprète donc une chanson écrite par Amélie Nothomb. Cette dernière en profitera pour appeler les magasins belges à distribuer les disques de la chanteuse. Remarquons justement qu'une nouvelle version de "Sine", premier album est actuellement disponible dans les FNAC belges.
Amélie nous signale d'ailleurs qu'elle continue à écrire pour Robert et qu'elle en éprouve une réelle satisfaction. Robert elle-même ne s'exprime pas pendant l'émission mais effectue une interprétation très émouvante de la chanson devant la mère de celle-ci.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 15:03

Interview pour ELLE (30 juillet 2001) : Chapeau noir pour manteau blanc

Interview pour ELLE (30 juillet 2001) : Chapeau noir pour manteau blanc
ELLE. Où et quand avez-vous écrit cette nouvelle ? Dans quel état d'esprit étiez-vous ?
AMELIE NOTHOMB. Je l'ai écrite pendant les vacances de pâques, dans un état d'esprit euphorique, malgré le froid.

ELLE. Un jour sans écrire, c' est : angoissant, reposant, fréquent ?
A.N. : ça n'existe pas! Cela ne m'est pas arrivé depuis plus de quinze ans. J'écris sur mes genoux tous les jours, entre quatre et huit heures du matin.

ELLE. Une bonne -ou une mauvaise- raison pour ne pas vous asseoir à votre table de travail ?
A.N. Ne pas me lever et rester auprès de la personne que j'aime.

ELLE. Y a-t-il un rituel ou une habitude necessaire a l'écriture ?
A.N. Une nécessité physiologique : un demi-litre de thé extrêmement fort, avalé d'un coup, qui me donne l'acuité mentale dont j'ai besoin pour écrire.

ELLE. Etes-vous plutôt maso, parano, mégalo ?
A.N. Parano, à fond. Rien de plus fécond pour l'imagination. Pour un écrivain, c'est très bien.

ELLE. Plutôt cigale ou fourmi ?
A.N. il me semble que je suis plutôt fourmi, non ? Mais je ne le vis pas comme ça.

ELLE. Ecrivain, est-ce un métier ?
A.N. C'est toute ma vie et beaucoup plus que mon métier. Longtemps, l'écriture a été mon seul moyen d'expression.

ELLE. Si vous n'aviez pas écrit, qu'auriez-vous fait ?
A.N. Si j'en avais eu la capacité, J'aurais aimé être compositeur de musique. Si je n'avais pas écrit, les choses se seraient mal passées : j'aurais été une suicidée, ou une terroriste.

ELLE. Quel est le coup d'éclat dont vous êtes le plus fière ?
A.N. J'ai à mon actif quelques bonnes ascensions et "descensions". Mis a part ces faits de montagne, je ne suis pas bonne à grand-chose.

ELLE. Quelle est la mesquinerie, ou le mensonge, que vous regrettez ?
A.N. Je mens beaucoup, mais je ne regrette pas mes mensonges. Ils sont faits poué proteger les gens que j'aime et me protéger, moi. Adolescente, j'étais très mal dans ma peau et j'ai dû être mesquine. J'ai pu ne pas reconnaître leurs mérites à des personnes... qui le méritaient.

ELLE. Vos valises pour les vacances : maillot ou chaussures de marche, crème solaire ou trousse d'urgence ?
A.N. Des chaussures de marche, que je porte presque tous les jours. De la crème solaire. Pas de trousse d'urgence : je suis inconsciente.

ELLE. Etes-vous plutôt nouvelle de l'été ou pavé de plage ?
A.N. Je suis omnivore. Mais je lis rarement de nouvelles -j'ai tort ! -et lesépaves de plage ne m'inspirent guère.
En vacances, j'emporte les romans de l'automne ou du printemps derniers que je n'ai pas eu le temps de lire.


ELLE. Avec quelle personnalité aimeriez-vous partager votre serviette de plage ?
A.N. Avec personne. Les gens que j'admire -et il y en a beaucoup, célèbres ou non -, je ne veux pas les côtoyer.
Je préfère les suivre de loin. Björk, par exemple.


ELLE. Des vacances cauchemardesques, ce serait quoi ?
A.N. Un endroit avec beaucoup de monde et trop de soleil. Comme Saint- Tropez en été.

ELLE. Le bonheur, là, tout de suite, ce serait quoi ?
A.N. Mais le bonheur, c'est surtout n'importe quand !
Seule, dans un taxi, on peut décider d'être heureuse en prenant conscience de ce qui est là, en vie.


ELLE. La dernière fois que vous avez été ivre morte ?
A.N. II y a très longtemps, en Belgique. J'avais 17 ans, j'arrivais juste du Laos. Je suis éllee a une soirée, où j'ai découvert ce milieu chic auquel j'etais censée appartenir.
J'ai été dégoutée par les conversations que j'entendais.
J'ai donc décidé de me saouler : un verre de vodka, un verre de gin, un verre de vodka, etc. C'était assez réussi. On m'a evacuée. En passant devant le vestiaire, j'ai vomi sur les jolis manteaux des jeunes filles.


ELLE. La plus belle preuve d'amour que vous ayez donnée ?
A.N. Consentir à vivre avec quelqu'un, c'est pas mal ?

ELLE. La plus belle preuve d'amour que vous ayez reçue ?
A.N. J'ai l'embarras du choix. Qu'on m'accepte, parce que, somme toute, je ne suis pas très acceptable.

ELLE. Un petit plaisir pour vous remonter le moral ?
A.N. Passer l'aspirateur. Ca me fait un bien fou !

ELLE. Un film que vous avez vu plus de cinq fois ?
A.N. « Sueurs froides » de Hitchcock. Et « Orange meca- nique » de Kubrick.

ELLE. Un rêve -ou un cauchemar -récurrent ?
A.N. Un rêve récurrent: je vole. Je trouve la technique, le mouvement, et c'est merveilleux.

ELLE. La dernière fois que vous avez lu votre horoscope ?
A.N. Je pense ne l'avoir jamais lu.

ELLE. D'un coup de baguette (chirurgicale), que changeriez- vous dans votre physique ?
A.N. Mes cernes. Ils m'obsèdent. Quand je me regarde le matin dans une glace, j'ai l'impression de n'être que des cernes, entourés d'un visage.

ELLE. La personne à qui vous téléphonez le plus souvent ?
A.N. Ma soeur, tous les jours.

ELLE. Quelles résolutions pour la rentrée de septemPe ?
A.N. Je ne suis pas très « résolutions ».

ELLE. Qu'aimeriez-vous qu'on dise de vous après votre mort ?
A.N. Le moins possible. Que j'étais vraiment vivante.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 15:46

En aparté

En aparté
"En aparté" est une émission de Canal+ présentée par Pascale Clark. Les invités évoluent pendant un quart d'heure dans un appartement aménagé de telle sorte qu'il suscitera leurs réactions. Amélie Nothomb se retrouve donc seule dans cette pièce guidée par les instructions de son hôtesse qui lui pose diverses questions et lui impose certaines tâches. Amélie est simple et naturelle, pleine de spontanéité et d'énergie. Elle répond avec complaisance à certaines questions et en évite d'autres avec habileté.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 15:49

TF1

TF1
"Vol de nuit" est une émission culturelle de TF1 présentée par Patrick Poivre d'Arvor. Les auteurs évoquent leurs livres et répondent aux questions du journaliste français.
Amélie Nothomb, en septembre 2001, parle de l'intrigue de Cosmétique de l'ennemi, son roman de la rentrée 2001.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 15:52

Tout le monde en parle

Tout le monde en parle
En février 2000, Amélie Nothomb, lors des Foires du Livre auxquelles elle se rend nous confie qu'elle se rendra à l'émission de Thierry Ardisson afin de soutenir la chanteuse française Robert dont l'album est sorti
Elle n'est pas avare de ses appréhensions et elle s'y rend avec peu de convictions si ce n'est celle que ce ne sera pas vraiment une partie de plaisir.

La diffusion est repousée d'une semaine et c'est le 25 mars 2000 que France2 nous propose "Tout le Monde en Parle" avec Amélie Nothomb et Robert.

Nous sommes pratiquement à la fin de l'émission et c'est Amélie qui prépare le terrain pour son amie chanteuse.
Si l'on peut dire que l'écrivain belge n'était pas à son aise à " Bouillon de Culture", elle ne l'était pas du tout ici.
On constate d'emblée que Thierry Ardisson la connaît peu et lui balance des extraits de précédentes interviews, prélevant le plus sensasionnel, potentiellement risible.
Amélie, quant à elle s'avère alors contrainte de nous faire visiter ses lieux communs : les fruits pourris, le chant de No, etc.

On ressent bien le malaise général et l'ambiance malsaine du plateau. Charlotte de Turckeim et Elie Sémoun s'en donnent à coeur joie et se moquent ouvertement des propos d'Amélie Nothomb... On en vient à se dire qu'il y a de quoi...
On peut s'étonner de la présence de la jeune Amélie dans une telle émission où l'originalité est déviée vers le ridicule et l'intolérance. Somme toute, ce passage télévisé apparaît comme une farce où les artistes se perdent dans des considérations artificielles et sans la moindre profondeur.
Nous sommes loin de certaines émissions (dont l'audimat est certe plus bas) au cours desquelles il nous est donné d'écouter une Amélie sensible, toute en nuances et authentique. Ce que nous adresse ici Amélie Nothomb, c'est l'image qu'elle veut brandir afin de se préserver mais qui reste une image, c'est-à-dire un artifice.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 15:57