Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?
A la suite de leur entretien relaté précédemment, Amélie a rédigé la préface de La part d'ombre, qui établit une biographie de Mylène Farmer.

Pour les intéressés, voici le résumé du livre :
Rousse flamboyante autant que mystérieuse... Difficile d'ignorer Mylène Farmer qui, avec le concours de son mentor Laurent Boutonnat, s'est ménagé une place de premier plan dans le paysage de la chanson. Après vingt ans de carrière, alors que bon nombre ont disparu de la scène, l'artiste, élevée au rang de mythe, reste présente... même lorsqu'elle se distingue par son absence ! Les auteurs analysent sous le prisme de la psychologie l'oeuvre de la star - de son premier succès, 'Maman a tort', à l'énigmatique 'Redonne-moi' - et révèlent les ressorts d'un univers riche et singulier.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 12:09

Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:51

Interview d'Amélie Nothomb

Interview d'Amélie Nothomb
Pas de rentrée littéraire sans Amélie Nothomb. En 2003, la dame aux chapeaux est de nouveau en tête avec son dernier roman, Antéchrista (Albin Michel). Sorti le 20 août et initialement tiré à 150 000 exemplaires, le roman a déjà été réimprimé à 50 000 exemplaires.

Vous publiez un nouveau roman à chaque rentrée littéraire depuis 11 ans. Pourquoi ?
Amélie Nothomb : C'est un choix personnel, un rythme de vie, celui qui me convient.
Parmi les sorties de la rentrée, y a t-il un roman que vous avez particulièrement apprécié ?
Oui, le livre de Béatrice Commengé "Et il ne pleut jamais, naturellement". C'est très émouvant, très civilisé. Ce que j'aime dans ce livre, c'est que la civilisation prime toujours sur les rapports de force.


Lisez-vous les critiques littéraires ?
Je les lis mais elles ne me touchent pas. Ce qui m'intéresse, c'est l'opinion des lecteurs. Je reçois beaucoup de lettres.

Comment ont réagi vos lecteurs à votre dernier roman, Antéchrista ?
Tout le monde me dit qu'il a vécu cette histoire.

Dans le rôle de Blanche ou de Christa ?
Dans le rôle de Blanche.

Vous même, vous vous identifiez à Blanche ?
Je ne m'identifie pas à Blanche, Blanche c'est moi. Cette histoire est la mienne.

Et Christa, vous pensez qu'elle va se reconnaître ?
Non. Les véritables coupables ne se reconnaissent jamais.

Ce livre vous est-il plus cher que les autres ?
Non. Je m'investis autant dans chacun de mes livres. Il y a de moi dans chacun d'eux.

Mais cela vous a fait du bien de l'écrire ?
Cette histoire peut revenir, on n'est jamais à l'abri...

Quelle est votre technique d'écriture ? Matin ou soir ? Ordinateur ou papier ?
Je n'aime pas le mot "technique". J'écris tous les matins, environ quatre heures, avec un crayon bille sur un cahier d'écolier.

Est-il vrai que vous avez écrit beaucoup de livres non publiés ?
Oui, j'écris plus de trois livres par an, mais je n'en publie qu'un.

Vous pensez les publier ? Vous en avez détruit certains ?
Non, je n'en ai détruit aucun. Ces livres sont pour moi. Personne ne les a lus. J'ai déjà pris des mesures testamentaires...

Vous avez sorti votre premier livre à 24 ans et vous avez toujours eu du succès. Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait publier ?
De ne jamais tenir compte des conseils qu'on lui donne.

Quel est votre créateur de mode préféré ?
Christian Lacroix. Mais à la vérité je n'ai qu'un vêtement de lui. Je m'habille dans les magasins plus classiques, style Zara.

Votre parfum préféré ?
"Sa Majesté la Rose" de Serge Lutens.

Ce qui vous fait rire ?
Beaucoup de chose... Les gens qui s'y croient, péremptoires.

Vous en connaissez beaucoup ?
Le monde en est rempli.

Ce que vous ne voudriez pas revivre...
L'adolescence.

Une certaine idée du bonheur...
L'écriture.

Internet, ça vous intéresse ?
Non. Pour moi, c'est l'ignorance absolue.

Vous allez prendre des vacances avant de vous lancer dans votre prochain roman ?
Non, je voyage pour mes livres uniquement. J'envisage plutôt la sédentarité. J'ai trouvé un certain équilibre entre Bruxelles et Paris.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 12:56

Modifié le dimanche 05 mars 2006 06:05

Interview pour le Goncourt des lycéens

Quelle est l'histoire de Stupeur et tremblements ?
Stupeur et tremblements raconte une tentative d'intégration sociale et raciale ratée, en l'occurrence la mienne. Au Japon, persuadée d'être japonaise, j'ai tenté de m'intégrer par le biais du travail dans une énorme entreprise et ce fut un désastre.

Est-ce un roman ou une biographie ?
C'est d'abord une écriture, donc un roman. Les faits relatés sont vrais, mais ça ne signifie pas pour autant que ce n'est pas un roman. Tous les personnages de mon livre sont exactement tels qu'ils étaient dans la réalité. J'ai seulement changé les noms, ainsi que celui de la société, pour des raisons évidentes. Mais je n'ai ni inventé, ni modifié aucun des personnages.

Pourquoi avoir choisi de parler de cette période de votre vie ?
J'ai choisi de parler de cette période, 1990, parce que c'est une expérience fondatrice que tout le monde peut retrouver dans sa vie. Nous avons tous connu une première expérience professionnelle et il est quand même très rare que ça se passe bien. Tout jeune, a fortiori un peu sensible, gauche, hésitant et doutant de soi, qui essaie de trouver sa place dans une entreprise, ou plus simplement dans la société, même en déployant des trésors d'humilité, ne peut qu'y être humilié. Donc, j'ai voulu partager cette expérience qui, finalement, me paraît assez commune.

Vous expliquez qu'au Japon, un employé doit s'adresser à ses supérieurs avec stupeur et tremblements. Qu'est-ce que cela signifie ?
J'explique que dans l'ancien protocole impérial nippon, aboli depuis 1945, tout japonais était censé s'adresser à son empereur avec stupeur et tremblements. Cette règle n'est plus valable, ni écrite nulle part. Ceci dit, j'ai constaté que cette habitude culturelle du respect poussé à son comble est restée valable dans les entreprises. Les inférieurs ont coutume de s'adresser ainsi à leurs supérieurs.

Les relations qui lient la narratrice et Fubuki Mori sont plutôt troubles et évoluent tout au long du récit. Pouvez-vous nous éclairer sur leur nature ?
Il y a tout au long du livre une relation de fascination extrêmement trouble, très étrange entre la narratrice et cette supérieure qui se révèle le pire bourreau de l'entreprise. Les relations entre ces deux personnages sont emblématiques des relations entre la narratrice, totalement fascinée et humiliée, et le Japon lui-même.

Vous écrivez : "pour que ces cris odieux s'arrêtent j'aurais été capable du pire... de persécuter des milliers de chinois... de jeter mon avion sur un cuirassé américain". Pensez-vous qu'une partie de l'histoire du Japon s'explique par cette rigueur et cette obéissance aveugle voire hystérique ?
Il est certain que ce sens de l'obéissance poussé à l'extrême est à l'origine de l'immense majorité des atrocités que les japonais ont perpétré au cours de leur histoire, même récente. A partir du moment où l'on vous dit que votre honneur c'est d'obéir, on se soucie plus de sa soumission que de la valeur morale de l'ordre donné. Quand on voit les sanctions qu'on encourt lorsque l'on n'obéit pas... à savoir des engueulades dont on n'a pas idée ici ! Quand on se fait engueuler par son supérieur japonais, c'est tellement épouvantable, ça prend de telles proportions qu'on ferait n'importe quoi pour que ça cesse, donc on se soumet.

Que pensez vous du Goncourt des lycéens ?
J'étais très heureuse d'apprendre que j'étais sur cette liste, même si ce n'est pas la première fois que j'y figure. S'il y a une chose dont on peut être sûr c'est que les lycéens sont totalement honnêtes et sincères dans leurs choix. Il arrive que ce ne soit pas le cas avec les autres Prix. Si on reçoit le Goncourt des lycéens, on peut être certain que ce n'est pas suite à un snobisme ou une tentative de corruption.

De quel oeil voyez vous les rencontres entre auteurs et lycéens ?
J'ai déjà rencontré pas mal de classes de jurés et c'est très intimidant. Je trouve cela gratifiant mais je suis, par ailleurs, contre. Je trouve qu'il n'est pas très moral de chercher à influencer son jury. Pour moi, il ne faudrait pas les rencontrer du tout. D'autre part, il est indéniable que l'on prend énormément de plaisir à les rencontrer et le retour que l'on obtient est particulièrement intéressant. Je vais donc essayer de surfer entre ces deux attitudes.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 14:09

Bouillon de culture (2000)

Bouillon de culture (2000)
A l'occasion de la sortie de Métaphysique des tubes, Amélie Nothomb se rend chez Bernard Pivot le 8 septembre 2000 afin de présenter son livre.
Amélie dévoile ainsi la trame de l'histoire qu'elle nous conte au sein du roman. Amélie Nothomb semble à l'aise et se montre sûre d'elle.
Les autres invités de l'émission sont : Nina Bouraoui, Jean Dutourd, Ahmadou Kourouma et Zoe Valdès. Jean Dutourd est membre de l'Académie française et intervient de manière sponténée au cours de l'interview d'Amélie Nothomb.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 14:11

Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:51

Bouillon de culture (2001)

Bouillon de culture (2001)
Après dix ans et des centaines d'émissions, Bernard Pivot clôture le 28 juin 2001 une aventure commencée le 12 janvier 1991 avec "Bouillon de Culture".
Pour l'occasion, il invite des grands noms de la culture fancophone et convoque des représentants de la francité. Amélie Nothomb est présente à ce titre. L'interview est courte et n'apporte pas d'informations nouvelles quant à l'auteur. cela reste cependant un plaisir de l'écouter s'exprimer sur sa "graphomanie" personnelle.
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# Posté le samedi 04 mars 2006 14:14

Modifié le mardi 17 juillet 2007 06:20